
Depuis la loi Demessine, les résidences de tourisme classées situées en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR) bénéficient d'un régime fiscal de faveur. Ce régime est en vigueur jusqu'au 31 décembre 2006.
L'application est prorogée jusqu'au 31 décembre 2010.
Il peut être également la propriété d'une société non soumise à l'IS, dans la mesure où les revenus de ces logements sont imposés entre les mains des associés dans la catégorie des revenus fonciers.
Régime fiscal applicable à la location nue regime des revenus foncier
Une réduction d'impôt est accordée aux contribuables qui investissent entre le 1er janvier 1999 et le 31 décembre 2002 dans les résidences de tourismes classées situées en ZRR. Le taux de la réduction est fixé à 15 % du prix d'achat du logement acquis neuf ou en l'état futur d'achèvement, dans la limite d'un plafond fixé à 45.760 € pour les personnes seules et à 91.520 € pour les couples mariés (art 199 decies E du CGI).
Cette réduction est étalée sur quatre ans maximum. Le bénéfice de la réduction d'impôt est subordonné à l'engagement de louer le logement nu pendant au moins neuf ans à l'exploitant de la résidence de tourisme. Corrélativement, le taux de la déduction forfaitaire applicable aux revenus fonciers est ramené de 14 à 6 % pour les revenus des neufs premières années de location.
Les investissements locatifs dans des résidences de tourisme situées dans les zones de revitalisation rurale ouvrent droit à une réduction d'impôt.
La réduction est accordée à un particulier, mais aussi lorsque le logement est la propriété d'une société non soumise à l'impôt sur les sociétés (SCI, SCPI).
En contrepartie de l'avantage fiscal, le taux de déduction forfaitaire est limité à 6 % par an pendant neuf ans.
Sont concernés par ce dispositif les logements neufs ou en état de futur achèvement. L'immeuble à usage d'habitation ne doit jamais avoir été habité. Les logements anciens, bénéficiant d'une réhabilitation, peuvent désormais bénéficier de ce régime fiscal.
Remarque :
Les appartements témoins d'un programme peuvent ouvrir droit à l'avantage fiscal à condition de remplir toutes les autres conditions et être loués par bail commercial au moins neuf ans à un exploitant.
Avec la loi de finances pour 2004, le dispositif a été étendu aux acquisitions de logements achevés avant le 1er janvier 1989 faisant l'objet d'une réhabilitation importante et qui sont situés dans une résidence de tourisme classée en zone de revitalisation rurale. Une réduction de 20 % est alors prévue dans les mêmes conditions au titre des dépenses de reconstruction, d'agrandissement, de grosses réparations et d'amélioration.
L'investissement dans des chambres situées dans des résidences de tourisme classées est également possible à la condition expresse que ces logements offrent une surface habitable au moins comprise entre 9 m2 et 21 m2 pour deux personnes. En outre, l'équipement sanitaire, s'il n'est pas propre à chaque logement, doit être commun au maximum pour dix personnes.
Par ailleurs, la résidence doit faire l'objet d'un classement tel que défini dans l'arrêt du 14 février 1996.
Elle doit répondre aux critères suivants :
La résidence doit être située dans une des Zones Rurales à Revitaliser (ZRR) désignée par le décret.
Le propriétaire doit louer nu pendant au moins neuf ans.
La location doit prendre effet dans le mois qui suit l'achèvement ou l'acquisition si elle est postérieure.
Si la location est consentie par l'intermédiaire d'un bail commercial à un exploitant qui proposera à ce titre, à sa clientèle, des logements équipés des éléments mobiliers indispensables pour une occupation normale, et fournira en outre, directement ou par le biais d'un mandat le petit déjeuner ou disposera des moyens pour être en mesure de fournir, le nettoyage quotidien des locaux. La TVA sur clientèle peut être récupérée.
Dans ce cas le bien doit être conservé à la location pendant 20 ans.
L'investisseur a également la possibilité d'occuper de manière temporaire le logement et, ce, sans remettre en cause l'avantage fiscal.
Toutefois, la durée totale des périodes d'occupation ne doit pas excéder huit semaines par an et le revenu foncier déclaré par l'investisseur doit correspondre au loyer annuel qui aurait été normalement dû par l'exploitant en l'absence de toute occupation par le propriétaire.
Autrement dit, les périodes d'occupation ne doivent entraîner en aucun cas une minoration du revenu foncier à déclarer par le propriétaire.
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